Les étuis pour armes de poing de l'armée française

Thème déjà abondamment traité dans de multiples revues et autres publications, l’objectif de cet article est avant tout d'apporter un point de vue global sur l'évolution des étuis règlementaires au travers du XXème siècle.

Thème qui intéresse tant les collectionneurs que les reconstitueurs, nous nous cantonnons ici uniquement aux modèles réglementaires et laissons volontairement de coté ceux du commerce ou encore les fabrications locales d'Indochine.

Les étuis de revolver

1915 Officier observateur muni d'un étui de révolver, source Gallica
1915 Officier observateur muni d'un étui de révolver, source Gallica

 

 

"Pour accompagner la mise en service du revolver modèle 1873, l'armée française souhaite un étui en cuir, étanche. En effet, jusque là, les revolvers sont stockés dans des fontes accrochés à la selle (ces fontes disparaîtrons des paquetages réglementaires en 1878).

En 1876 est créé l'étui jambon (nom donné à cause de sa forme, ressemblant à un jambon...). Il sera adopté en 1878.

L'étui réglementaire qui sera adopté est dérivé d'un prototype mis en service sur les 1ères fabrications de revolvers".

 

Introduction copiée du site "Revolver 1873", excellente source pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans le sujet.

 

L'étui modèle 1876

Officiellement adopté en 1878 sous la dénomination de modèle 1876, cet étui est destiné à loger les revolvers modèle 1873 et 1874. De forme triangulaire, il ressemble à une fonte rigide. Le rabat est maintenu fermé par une patte de fermeture équipée d'une pièce de laiton qui renforce le passage du téton. Sur l'avant une poche à munitions destinée au logements des munitions de 11mm. 

Au dos, un passant pour le ceinturon et deux dés en laiton pour la banderole. Sur le bas une excroissance destinée au passage du bouton d'arrêtoir de baguette du 1873.

Photos: Galerie de Mars

L'étui modèle 1876 modifié 1893

Avec l'adoption du nouveau revolver modèle 1892 en calibre 8 mm, l'étui modèle 1876 n'est plus tout à fait adapté. Les cartouches de 8 mm ont un diamètre inférieur à l'ancien 11 mm et du coup les alvéoles de la cartouchières sont trop larges. Globalement on change rien à l'étui, seule la cartouchière est modifiée et les alvéoles resserrées.

Un grand nombre d'étuis ancien modèle vont être modifiés, les traces de couture des anciennes alvéoles sont dans ce cas encore visibles. Ci-dessous un étui modèle 1893 fabriqué ainsi et non un 1876 modifié en 1893.

L'ÉTUI MODÈLE 1893 modifié 1909

En 1909 une nouvelle modification est apportée aux étuis Jambon. Pas de modification sur l'étui, seules les alvéoles pour les cartouches sont remplacées par des passants plus larges destinés à loger des paquets de cartouches.

ETUI de CAVALERIE MODÈLE 1916

Ici encore c'est une modification de l'étui réglementaire. Cette fois-ci c'est au dos de l'étui que cela se passe. Les dés de fixation de la banderole disparaissent. Un triangle de suspension est ajouté au sommet du passant de ceinturon afin de pouvoir y fixer le crochet des bretelles de suspension.

Photos: livre d'Olivier Bellec "le soldat Français tome 2".

ETUI simplifié MODÈLE 1916

L'une des dernières évolutions de l'étui consiste à en simplifier sa conception au niveau du rabat. L'aspect bombé n'est plus. A noter que des variantes existes, la cartouchière peut se résumer aux seuls emplacements pour les paquets de cartouches de 8 mm, comme sur l'exemplaire présenté ci-dessous. 

ETUI simplifié MODÈLE 1916 modifié 1934/1936

Dans le même esprit que les cartouchières de type 1916 modifiées 1934 ou 1934/1936, certains étuis de revolver ont été équipés pour accueillir les équipements modifiés 1934 et 1934/1936. Outre le triangle de suspension qui permet de fixer le crochet des bretelles de suspension, un anneau permettant l'arrimage du bidon est ajouté sur le coté gauche de l'étui. Une patte d'arrêt (équipement 1934/1936) également rajoutée permet de solidariser l'étui à la cartouchière de gauche, elle aussi modifiée par adjonction d'une patte à téton. Ci-dessous un étui modifié 1934/1936.

Photos: IR 134 sur le forum MC3

Etui simplifié modèle 1916 modifié 1935

Etuis simplifiés modifiés 1935, source Le soldat Français O. Bellec.
Etuis simplifiés modifiés 1935, source Le soldat Français O. Bellec.

Tout comme pour les équipements modifiés 1934/1936, certains étuis ont été modifiés pour accueillir les nouveaux équipements du modèle 1935. A cette fin le passant de ceinturon est ôté avant d'être remis en place avec à sa base un anneau pour la fixation du bidon et à son sommet une boucle à ardillon permettant le passage de la sangle des bretelles de suspension.

 

Ci-contre, en attendant de trouver un exemplaire pour illustrer, voici un extrait du livre d'Olivier Bellec "le soldat Français tome 2".


Les etuis de pistolet automatique

A nouvelle génération d'armes, nouvelle génération d'étuis. Les pistolets automatiques prenant le dessus sur les revolvers au cours du XXème siècle et notamment après la seconde guerre mondiale, les étuis vu ci-dessus vont laisser la place aux nouvelles générations. Ces dernières connaitront elles-mêmes de nombreuses versions tout en inaugurant de nouveaux matériaux.

CARTOUCHIÈRE PORTE-PISTOLET modèle 1916

Arrivé massivement au sein des troupes françaises au cours de la première guerre mondiale, le petit pistolet automatique de type Ruby est transporté soit dans la cartouchière spécifique suivante, soit dans un étui adopté en 1916.

De forme très proche de la cartouchière modèle 1888, la cartouchière porte-pistolet est légèrement plus large, 19 cm au lieu de 15 cm. En cuir fauve, le dos est muni de 2 passants pour le ceinturon et d'un triangle de suspension pour les bretelles de suspension. A l'intérieur, 2 logements pour les chargeurs du pistolet. 

Prévue pour les armes de poing de petite taille, elle est destinée à être portée en position dorsale par les tireurs de fusil-mitrailleur. 

Photos: Bijoux66 sur MC3

Etui modèle 1916

Gendarme équipé d'un étui modèle 1916, France 1938 photo Life
Gendarme équipé d'un étui modèle 1916, France 1938 photo Life

 

De forme triangulaire, l'étui modèle 1916 est cuir fauve fleur à l'extérieur. Le dos est équipé d'un simple passant pour le ceinturon surmonté d'un triangle de suspension du même type que les cartouchières. Deux emplacements pour chargeurs se trouvent dans le logement même du pistolet. 

 

La carrière de cet étui sera longue, notamment dans la gendarmerie puisque l'on en verra jusque dans les années 1960.

Etui de Ruby en Algerie, source ECPAD
Etui de Ruby en Algerie, source ECPAD

Etui modèle 1916 modifié 1937

L'adoption des nouveaux effets modèle 1935 entraine le besoin d'équipements compatibles à ces derniers. Les stocks d'étuis modèle 1916 pour Ruby étant importants, ils sont modifiés et non fabriqués à neuf. Pour cela le passant de ceinturon est décousu et le triangle de suspension enlevé. Le passant est ensuite remonté à l'aide de rivets. Au cours de cette manipulation une boucle spécifique à ardillon est ajoutée sur la partie haute et un anneau dans la partie basse. Ainsi modifié il est possible de fixer le crochet du bidon et de passer la sangle des bretelles de suspension dans la boucle à ardillon. Une patte est ajoutée pour éventuellement assujettir l'étui à la cartouchière de gauche, elle-même muni d'un téton en adéquation avec cette patte.

Etui modèle 1937

Pour le pistolet 1935 A et S

Le nouveau pistolet automatique modèle 1935 A et 1935 S est définitivement adopté en 1937. A cette occasion un étui dédié est développé et adopté la même année. Prévu pour être utilisé conjointement aux nouveaux équipements du modèle 1935/1937, l'étui est dès sa conception pourvu des attributs spécifiques à ces derniers. Au dos, 2 passants de ceinturon dont l'un est équipé sur la partie haute d'un dès permettant le passage des bretelles de suspension (et non plus d'un simple triangle de suspension). Sur la partie basse du passant, un anneau permet la mise en place du mousqueton du bidon. Sur la gauche de l'étui une patte en cuir permet de solidariser l'étui à une éventuelle cartouchière gauche. Deux logements pour chargeurs supplémentaires sont cachés par le rabat. Une tirette en cuir située dans le logement de l'arme permet une extraction plus rapide de cette dernière.

Pour le pistolet Ruby

Non décrit au bulletin officiel, contrairement au modèle ci-dessus, un modèle plus court d'étui modèle 1937 est fabriqué. Destiné aux pistolets automatique de type Ruby, sa conception et son agencement sont en tout point similaires à ceux de son grand frère. Seule la taille, ou hauteur, les différencie.

L'exemple présenté ici a été confectionné au Liban, à Beyouth comme en atteste le tampon sur le rabat. On peut noter l'utilisation de bouclerie en laiton, typique des fabrications dites "du Levant".

Etui de revolver modifié Pour pistolet automatique

Avec l'arrivée massive des pistolets automatiques sur le marché au cours des années 1930, certains étuis pour revolver ont pu être modifiés afin d'accueillir un pistolet automatique. Néanmoins il doit plus relever d'initiatives personnelles que de véritable volonté de l'intendance. 

Ci-dessous un bel exemple avec cet étui simplifié modèle 1916 dont la cartouchière a été remplacée par un logement de chargeur. Le dos n'a cependant pas été modifié. Peut-être un officier a t-il voulu passer au pistolet automatique sans pour autant investir dans un étui neuf. A noter que sur cet exemplaire la patte de fermeture est absente, certainement arrachée avec le temps.

 

Il doit surement exister d'autres variantes de ce type d'étuis modifiés, en fonction des idées du propriétaire ou du sellier faisant la modification.

Etui modèle 1916 américain pour colt 1911

Etui de colt 1911 US, Indochine, 1950
Etui de colt 1911 US, Indochine, 1950

 

Dénommé "Holster, Pistol, Cal 45 model 1916", cet étui de fabrication américaine équipe avant tout les troupes américaines au cours de la première et seconde guerre mondiale. Dédié uniquement au pistolet automatique Colt 1911, l'étui est fabriqué entièrement en cuir et équipé d'un crochet de type 1910 pour le port au ceinturon. Les chargeurs supplémentaires prennent place dans un porte-chargeurs complémentaire.

L'armée française est en grande partie équipée de matériel US en 1944 et cet étui va par la même occasion entrer dans la dotation des troupes françaises.

Indochine, Algérie, sa carrière sera bien longue au sein des troupes françaises.

 

Lien vers un site recensant les fabricants du holster US.

Etui modèle 1948 gt

Etui allemand seconde guerre de P38
Etui allemand seconde guerre de P38

Dans l'immédiat après-guerre l'armée française est dotée de nombreuses armes de point aux origines diverses. Outres les armes françaises déjà en dotation en 1939 (pistolet 1935 A et 1935 S), de nombreuses armes allemandes telles que P38, P08 ainsi que le fameux Colt 1911 A1 américain garnissent les étagères des régiments. Diversité qui ne facilite pas la fourniture d'étuis adaptés.

 

A la fin des années 1940 un étui pouvant accueillir différentes armes est mis à l'étude. En fin de compte, on va très fortement s'inspirer de l'étui allemand pour P38.

Etui Modèle 1948 premier modèle en Indochine
Etui Modèle 1948 premier modèle en Indochine

 

Ainsi est adopté en 1948 un étui destiné au transport de la plupart des armes de poing en usage dans l'armée française, l'étui modèle 1948 GT (pour Grande Taille).

Le rabat est muni d'une double position de fermeture qui permet de l'adapter au type d'arme désiré. Au dos, un simple passant droit pour le port au ceinturon. Sur la face avant un chargeur supplémentaire prend place dans son logement spécifique.

Cet étui premier modèle n'est produit qu'en cuir "pur porc" fauve.

 

 

Photos: Eliane 11 sur MC3

Etui modèle 1948 GT m1

Etui de second type en Indochine
Etui de second type en Indochine

Le passant unique de l'étui premier modèle place ce dernier assez haut sur le corps, ce qui peut gêner le porteur lorsqu'il se baisse ou rampe.

En 1950 une première modification est apportée à l'étui modèle 1948 qui prend ainsi la dénomination modèle 1948 M1 (ou aussi appelé modèle 1950 ou 48/50).

Le passant unique est remplacé par 2 passants de suspension articulés. L'un des passants est équipé d'un anneau mobile permettant d'y fixer un baudrier ou des bretelles de suspension.

Il accueille bien entendu aussi le nouveau pistolet automatique modèle 1950. Fourni en cuir "pur porc" fauve, il existe aussi une version noire et une blanche.

 

Il va faire carrière jusque dans les années 1980 conjointement aux modèles ultérieurs.

Etui 1948 GT modifié en 1948 GT M1
Etui 1948 GT modifié en 1948 GT M1

 

A noter que certains des premiers étuis ont été modifiés en modèle M1. Pour cela le passant de ceinturon a été enlevé et les passants de suspension rajoutés. Difficile de savoir à quelle échelle les étuis 1948 ont été modifiés en M1.

Version en cuir chromé noir destinée à la gendarmerie et l'armée de l'air.

A noter que sur le modèle présenté un rivet creux traverse le "nez", ce qui indique une fabrication tardive de l'étui.

Version en vinyle blanc pour les cérémonies, garde à l’Etendard ou au Drapeau.

etui modèle 1948 GT m2

En 1957 l'étui modèle 1948 est a nouveau modifié. Les 2 passants de suspension sont remplacés par un passant unique, de grande largeur qui facilite la mise en place sur le ceinturon. L'anneau mobile est conservé. Dorénavant on parle d'étui modèle 1948 M2 (ou 48/57). A noter que spécifiquement conçu pour le nouveau pistolet automatique modèle 1950, cette nouvelle version d'étui est légèrement plus courte que ses prédécesseurs. Un rivet creux placé à la base de l'étui renforce la couture du "nez". Certain de ces étuis sont pourvus d'un renfort en cuir à l'intérieur dont la présence est caractérisée par 3 rivets visibles au dos de l'étui. 

Autre nouveauté le logement interne pour la baguette de nettoyage. 

Ci-dessous un étui en cuir chromé jaune apparu au début des années 1960 (la date exacte reste encore à définir). A noter le renfort en cuir visible dans l'étui.

Version en cuir chromé noir destinée à la gendarmerie et l'armée de l'air. A noter que le modèle armée de l'air présenté ci-dessous est clairement marqué de sa destination.

Version en vinyle blanc pour les cérémonies, garde à l’Etendard ou au Drapeau.

Une version verte existe également, dans l'attente de trouver une photo.

 

La baguette de nettoyage:

Un logement spécifique est prévu pour la baguette. Il faut savoir que les modèles de baguette en acier sont des baguettes pour PA 35 A et S qui ont été réutilisées pour le MAC 50. La baguette spécifique au MAC 50 est ensuite fabriquée en laiton.

etui de pistolet modèle 1950

Etui modèle 1950 en Indochine
Etui modèle 1950 en Indochine

 

En 1950, dans le cadre de la mise au point de l'équipement en coton filé pour les troupes parachutistes, est adopté l'étui de pistolet. Tout comme son pendant en cuir, il est destiné à accueillir plusieurs type d'armes alors en usage dans l'armée française.

Fabriqué dans une toile verte épaisse, le rabat au bord arrondi se ferme par un bouton pression. Un rivet plein renforce la couture à l'endroit ou prend appui la crosse de l'arme. Au dos un double passant en toile permet le port glissé au ceinturon. Un crochet de type modèle 1910 US surmonte le tout et propose une alternative de fixation. Le "nez" de l'étui est constitué d'une pièce de cuir recouverte de toile. Le tout traversé par un rivet plein. A l'intérieur un gousset en toile accueille la baguette de nettoyage. 

etui de pistolet modèle 1950 modifié 1953

L'utilisation sur le terrain montre vite les faiblesses de ce nouvel étui. La toile des passants de ceinturon est trop légère (ainsi que celle retenant le crochet M1910) et montre rapidement des signes d'usure. Les coutures de ces passants montrent elles aussi des faiblesses et sautent à l'usage. Dorénavant les étuis sont fabriqués avec des passants en toile plus épaisse et des rivets viennent renforcer les coutures. Par ailleurs le rivet situé à la base du nez est dorénavant creux pour faciliter l'écoulement de l'eau.

etui de pistolet modèle 1950 modifié 1954

La encore les remontées terrain vont entrainer des modifications sur l'étui. Le bouton pression a tendance à s'ouvrir tout seul et si le pistolet logé dans l'étui est trop gros, il ne se ferme carrément pas. En 1954 est donc mise en place une fermeture par sangle en toile. Au dos, pas de changement, on reste sur 2 passants en toile renforcés par des rivets, le tout surmonté par un crochet de type 1910.

Ce nouvel équipement est distribué petit à petit au cours de l'année 1955.

Photos: Livre "les Paras Francais en Indochine", Adam & Pivetta

etui de pistolet modèle 1950 modifié 1954-court

Etui 1950/54 court en Algérie, 1959/1960
Etui 1950/54 court en Algérie, 1959/1960

 

Le pistolet automatique MAC modèle 1950 adopté, il est destiné à remplacer l'ensemble des armes de poing alors en service dans les rangs. A la fin des années 1950, l'étui en toile 50/54 est raccourci (celui en cuir l'est en 1957) pour s'adapter au mieux au MAC 50. De conception similaire au modèle 50/54 initial (long), une simplification est tout de même apportée aux passants de ceinturon. Dorénavant il n'y a plus qu'un seul passant au lieu de 2. 

Ces étuis sont apparus sur le terrain à la fin des années 1950, comme l'atteste cette photo issue du livre "La 25e division parachutiste - Algérie 1956-1961" (Memorabilia) et légendée de l'hiver 59/60. Ils seront utilisés jusqu'aux années 1980.

Ci-dessous 3 étuis 50/54 courts côte à côte qui nous permettent d'observer les différences de teinte et de marquages:

Su l'étui de gauche on distingue le tampon fabricant.

Au centre l'étui daté du 2ème semestre 1962 présente le numéro de nomenclature matériel. Il est généralement retenu que ce numéro est apparu "post Algérie", néanmoins une information fiable sur sa date de mise en place manque encore.

A droite un étui sans aucun marquage dont les coutures sont faites en fil synthétique contrairement aux deux premiers. Il est également intéressant de noter sa teinte "vert pomme", généralement associée à des équipements accompagnés de leurs numéros de nomenclature et produits plus tardivement dans les années 1960 . Il manque donc encore des informations à ce sujet.

Tous les 3 possèdent un rivet creux à la base du nez.

Ci-dessous un étui de fabrication tardive de 1984. Dorénavant le nez de l'étui est "fin", exit la pièce en cuir arrondi. Un rivet creux vient néanmoins renforcer ce nez pour éviter que la couture ne saute. Autre nouveauté l'ajout d'un Velcro afin de ne pas perdre le chargeur du PA en cours de route.

Dans l'état actuel des connaissances et ne sachant pas à partir de quand est apparue cette dernière évolution, difficile de dire si ce modèle s'inspire du nouvel étui F1 décrit en 1979 ou si justement c'est ce type d'étui TAP "évolué" qui a inspiré l'étui F1. Qui de la poule ou de l'oeuf a été le premier?

Etui de pistolet modèle 1979 F1

Dans le cadre de la mise en place du nouveau fusil d'assaut, le FAMAS, un nouvel équipement du fantassin est développé. Il est destiné à remplacer les effets en coton TAP et ceux en cuir TTA.  A la fin des années 1970 apparait donc sur le terrain l'équipement modèle 1974 en toile polyamide, dénommé F1.

Un nouvel étui est adopté dans la foulée, néanmoins le pistolet automatique MAC 1950 étant toujours l'arme de poing réglementaire, l'évolution ne va pas être fondamentale. Décrit par la notice technique J6 du 3 septembre 1979 (source Militaria Magazine numéro 318), il reprend la forme générale de l'étui modèle 1948 en cuir mais est bien sûr produit dans la nouvelle toile polyamide vert OTAN. Au dos on retrouve les attributs de l'étui TAP en coton, à savoir un passant de ceinturon surmonté d'un crochet de type M1910 US. Sur la face avant la fermeture du rabat se fait au moyen d'une sangle en pvc et un chargeur supplémentaire prend place dans un logement dédié. A l'intérieur, on retrouve le logement pour la baguette de nettoyage. Sur le nez de l'étui, un œillet creux vient renforcer l'ensemble.

Au cours des années 1990 une nouvelle version de l'étui F1 est distribuée. Fondamentalement similaire à la précédente, la toile est dorénavant en PVC. "Grosse" innovation, une languette de dégrafage rapide a été rajoutée sur la sangle de fermeture.

Ce nouveau modèle sera utilisé conjointement au modèle polyamide au cours des années 1990.

Gaston Ladalle

Merci à Baptiste, Yves, Julien, Eric et Sylvain pour leur aide.

 

Sources: livres le soldat français d'O. Bellec, la légion étrangère en Indochine/Algérie de R. Guyader, les Paras Français en Indochine de Adam & Pivetta. Magazine Militaria Magazine numéro 318. Groupe Facebook Modèle F1-Armée française.

 

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