Les masques à gaz "défense passive" 1935-1945

Très certainement l'un des objets de "guerre" le plus couramment trouvé dans les greniers français, le masque à gaz de la défense passive et son iconique boite métallique.

 

Certes avec le temps cet objet distribué à des millions d'exemplaires se fait tout de même rare dans les chaumières, mais il continuera à réapparaitre ici et là pendant encore de nombreuses années.

Petite touche pour finir votre tenue civile/administrative en reconstitution historique ou véritable thème de collection militaria, nous survolons ici le thème (très large) des masques DP.

Les masques DP de 1935 à 1945

La peur du gaz de combat

Le télégramme des Vosges, 19 mai 1933
Le télégramme des Vosges, 19 mai 1933

 

Inutile de dire que la génération ayant vécu la première guerre mondiale et l'apparition des premiers gaz de combat aux effets dévastateurs, tant sur le corps que l'esprit, en reste profondément traumatisée.  On en parle au sein des familles, on voit les séquelles sur ceux qui ont survécu... bref la peur du gaz de combat s'installe durablement dans les esprits. Le contexte explosif des années trente, la montée du nazisme et les velléités ouvertement expansionnistes du voisin direct de la France réactivent les craintes de l'attaque au gaz de combat. 

 

L'armée française ayant modernisé son équipement de protection (l'ANP 1931) au début des années 1930, c'est tout le marché civil et des administrations qui s'engouffre à sa suite. On cherche à se rassurer en ayant un matériel "adéquat" à porté de main, et ça le marché l'a bien compris.

 

Dans les journaux fleurissent les annonces de vente de masques de protection et déjà se posent les questions de qualité et de fiabilité des masques proposés.

la défense passive

Journal Express de l'Est du 16 août 1935
Journal Express de l'Est du 16 août 1935

 

Bien que la question de la défense de la population civile préoccupe bon nombre d'associations dès l'après première guerre mondiale, il faut attendre 1934 pour qu'une véritable structure regroupant différents acteurs de la protection civile voit le jour.

 

Avec l'appui de Gaston Doumergue, l'association "Union nationale pour la défense aérienne et pour la protection des populations civiles" (UNDA) est créée.

 

Ci-dessous un extrait d'un document de la Croix-Rouge (C.-R.) de 1935.

L'Express de l'Est, 12 février 1935
L'Express de l'Est, 12 février 1935

Sur l'impulsion de cette association et face à la prise de conscience politique et publique des enjeux de protection civile, la défense passive française va faire l'objet d'un cadre juridique.

 

La Défense Passive - la loi du 8 avril 1935:

Elle rend obligatoire l'organisation de la défense passive sur l'ensemble du territoire français et en dessine les grandes lignes : création d'une commission supérieure de défense passive chargée d'assister le ministre de l'intérieur, missions des représentants de l'Etat dans les départements et communes, imputations des dépenses sur le budget de l'Etat,  aménagement d'abris publics et de postes de secours, création de matériel de détection des gaz.

De nombreux décrets d'application de la loi du 8 avril 1935 sont pris jusqu'en 1938. Ils réglementent la fabrication et la vente des appareils de protection contre les périls aérotoxiques, définissent les statuts du personnel de la défense passive et la composition des commissions de défense passive, étendent les dispositions de la loi de 1935 aux colonies et aux pays sous mandat.

Source: senat.fr

 

Outre l'organisation d'un réseau de surveillance du territoire et la mise en place d'abris pour la population, la Défense Passive (DP) doit également définir les masques à gaz utilisables par la population. 

La distribution des masques à Metz - Est Républicain 27 août 1939
La distribution des masques à Metz - Est Républicain 27 août 1939

 

La guerre devenant imminente, la population s'équipe. Suivant les régions, certaines catégories de populations peuvent accéder gratuitement à un masque de protection. Les fonctionnaires sont équipés par l'administration, mais pour pour la grande majorité de la population, il faut s'équiper à ses frais.

A l'entrée en guerre, la défense passive est "partout". Les conseils et initiatives sont dans tous les journaux.

Les masques de protection

Essai des masques (source musée de Turckheim)
Essai des masques (source musée de Turckheim)

 

Le contexte géopolitique de ce début des années 1930, la montée du national socialisme en Allemagne et son réarmement en violation du traité de Versailles, attise les craintes de la population. Le marché, toujours sensible aux "besoins" des consommateurs, ne tarde pas à s'adapter.

 

Ci-dessous plusieurs publicités de la société Mathieu et Najean d'Epinal. 

Extrait de la revue de l'Air du 1er décembre 1937. En photo, des masques de type ancien et ceux "modernes" caoutchoutés ou en tissu caoutchouté.

Liste des fabricants de masque de protection - Journal de l'UNC de Rouen, juin 1938.
Liste des fabricants de masque de protection - Journal de l'UNC de Rouen, juin 1938.

 

 

 

 

 

Il existe une multitude de fabricants de masque de protection. L'article ci-contre de 1938 n'en donne d'ailleurs qu'un petit aperçu.

 

L'objectif de cet article n'étant pas de recenser tous les modèles existants (est-ce possible d'ailleurs?), nous nous contenterons ici de survoler quelques modèles parmi les plus courants.

Le masque Gravereaux

Scéance d'essayage de masque Gravereaux
Scéance d'essayage de masque Gravereaux

Les établissements Gravereaux comptent parmi les entreprises pionnières dans la vente aux particuliers des masques de protection. Activité démarrée au cours de la première guerre mondiale, la vente de masque a néanmoins prit fin en 1935 lorsque Gravereaux, au bord de la faillite, dû abandonner cette branche d'activité.

 

Le masque ci-dessous,  justement vendu en 1935, est un modèle du type "RGB". Sur le masque, le code 1935 B 1960 reprend la date commercialisation, le B du modèle et une nomenclature. Le tampon TPT indique une Très Petite Taille. A noter qu'un certificat de garantie est livré avec chaque masque.

Plus d'informations sur les Gravereaux.

Le masque TC 38

Le masque TC 38 pour Type Civil est le masque de protection grand public de la seconde guerre mondiale. Copie conforme de l'Appareil Normal de Protection 1931 de l'armée, il a été fabriqué par de nombreux fabricants différents. La cartouche filtrante est prévue pour se fixer directement sur le masque, par un pas de vis de 42mm. Il est disponible en 4 tailles:

  • T.P.T.: Très Petite Taille
  • P.T.: Petite Taille
  • T.O.: Taille Ordinaire
  • G.T.: Grande Taille

L'exemplaire présenté a été fabriqué par la société DUCEL. 

Plus d'info sur ce modèle: Gasmaskandrespirator

Le masque à Grande Visiere

Pour le moment au fabricant non identifié, ce masque TC38 a le grand avantage de permettre une meilleure vision à son porteur. Pour le reste il est identique au TC 38 standard, la toile est néanmoins plus verte que celle rencontrée en général. 

Le masque Ajax F2

Le masque AJAX est fourni par les établissements Luchaire situés au 187 boulevard Haussmann à Paris. Ce masque en caoutchouc moulé en une seule pièce dispose d'un système de fixation à 5 brides réglables. Les viseurs sont du modèle Luchaire qui se distinguent des modèles en cellophane couramment employés sur la plupart des masques. La soupape d'expiration est logée dans le  "groin".  La taille est indiquée sous le marquage AJAX, moulée dans le masque. Ici une taille II (taille I à IV).

A noter que ce masque est disponible sous 2 références (en fait des numéros d'agrément), la 1708 et la 1709.

  • 1708: raccord femelle sur lequel vient directement se fixer la cartouche filtrante. Ce numéro d'agrément est imprimé sur le caoutchouc du masque (cf. 3ème photo en partant de la gauche)
  • 1709: identique au premier, un tuyau vient se fixer au masque et la cartouche filtrante se loge dans une musette

Plus d'info sur ce modèle: Gasmaskandrespirator

Le masque Salvator

Entièrement en caoutchouc, le masque Salvator dispose d'optique plus large que la moyenne. Le caoutchouc relativement fin qui le compose permet un port plus aisé que ses congénères.

Lui-même dérivé du masque TC-38, il existe un autre masque identique au Salvator, mais en caoutchouc brun, le Securit.

 

Plus d'info sur ce modèle: Gasmaskandrespirator

Le masque tchèque FM-3

Pour fournir au plus vite des masques à l'ensemble de la population, les fabricants français ne sont pas suffisant. Il faut se tourner vers des fabricants étrangers, telle l'entreprise tchèque Fatra.

Ce masque en caoutchouc du type FM-3 dispose d'une grille de protection de la valve et d'un support de filtre en plastique. Le pas de vis de la cartouche est bien entendu standard (42 mm) et peut accueillir n'importe quelle autre cartouche filtrante.

 

A savoir que ce masque a été fabriqué sous licence en France par la manufacture de Saint-Marcel à Vernon. Cet ANP 39 est d'ailleurs marqué Vernon en lieu et place du Fatra du masque ci-dessous.

 

Plus d'info sur ce modèle: Gasmaskandrespirator

Journal le Lorrain du 17 mai 1940
Journal le Lorrain du 17 mai 1940

Les cartouches filtrantes

La cartouche 35M

Tout comme le masque de protection TC 38 qui est en fait l'ANP 1931 développé pour l'armée, la cartouche filtrante est à l'origine elle aussi développée pour l'armée. 

 

"En 1932 l’établissement Fernez réussit à produire une cartouche monobloc, renfermant un filtre de papier alpha plié en accordéon. Au mois d’octobre 1932, il soumet son dispositif à la Section Technique des Etudes et Expériences Chimiques, qui le trouve si efficace, qu’elle propose de remplacer le dispositif à galette en cours de fabrication par la cartouche Fernez. En 1934, un cahier des charges est crée pour agréer ces cartouches issues de l’industrie privée. Initialement, seul deux établissements seront retenus pour les commandes : Fernez et la S.E.F.M.P. (Section d’Etude et de Fabrication des Masques de Protection). Les crédits débloqués en 1935 permettront l’achat de ce genre de cartouches, appelées modèle 35M."

Source: guerredesgaz.fr

 

Ci-dessous une de ses premières cartouches Fernez, trouvée avec le masque Gravereaux de 1935 vu plus haut dans l'article. A noter que chaque cartouche dispose de son propre numéro de série fait à la peinture (ci-dessous 2 cartouches achetées ensemble dont les numéros se suivent). 

Diamètre de la cartouche à la base: 9,7 cm

Diamètre du trou d'entrée d'air: 1,8 cm

Poids: 391 g

La cartouche CP38C

De loin la cartouche la plus couramment rencontrée sur les masques de protection, la cartouche filtrante CP 1938 C (pour Charbon Papier type 38 Civil). La couleur gris/bleu est typique des cartouches destinées à la Défense passive. Celles peintes dans un vert armée mat sont en général plus tardives et proviennent de fabricants produisant aussi des cartouches pour le compte de l'armée.

 

La plupart du temps les marquages fabricant se trouvent à la base de la cartouche. Il existe une multitude de fabricants, chacun ayant sa manière propre de faire son marquage. La date de production est en général indiquée à coté du numéro d'agrément du modèle. Ci-dessous un exemplaire gris/bleu fabriqué par ARM en juillet 1939 suivi d'un exemplaire fabriqué par Ducel en 1939. 

 

A noter que le tampon Z (et non N) sur la cartouche gris/bleu désigne tout équipement de lutte contre les gaz.

 

Diamètre de la cartouche à la base: 9,3 cm

Diamètre du trou d'entrée d'air: 2,5 cm

Poids: 435 g

Une cartouche sur le billard:

Pour ouvrir la cartouche, il faut couper le cerclage situé au milieu de la cartouche. Celle-ci se sépare en deux blocs. Celui du haut, comprenant le pas de vis, contient un pot dans lequel se trouve le charbon actif. Le bloc du bas, contient le filtre papier (ici daté 1940).

Attention, ne respirez jamais au travers d'un masque équipé de son filtre, c'est très dangereux pour votre santé! Si vous ouvrez un boitier filtre, faites le en plein air et éliminez les déchets toxiques dans la filière adéquate.

La cartouche Poelman

Cette cartouche fabriquée par les établissements Schneider peut être retrouvée sur les masques DP qui sortent de grenier. A priori avant tout destinée aux commandes de l'armée, elle a également servi à la défense passive. Dans l'état actuel des connaissances, impossible de dire si les marquages des cartouches diffèrent entre la DP et l'armée.

 

Jacques Poelman (1898-1963): 

[Au cours des années trente] il s'orienta dans une tout autre direction: celle des filtres en papier plissé destinés à filtrer l'air et les gaz. C'est dans cette voie que son œuvre fut la plus considérable et la plus fructueuse. Il eut d'abord essentiellement en vue la défense passive, la lutte contre les aérosols, par réalisation d'une nouvelle cartouche de masque à gaz. Son brevet, qui prévoyait l'arrêt des particules extrêmement fines telles que les arsines, fut acheté par l'Etat français. Celui-ci fit fabriquer les cartouches POELMAN, dont l'armée française fut dotée en 1939. Généralisant le procédé, [Jacques Poelman] installa des ateliers en Angleterre, en Suisse, en Tchécoslovaquie, et équipa les grands abris collectifs : ligne Maginot, ministères, hôpitaux, métro, etc...

Source: Bulletin de l’Ecole Supérieure de Physique et de Chimie Industrielle de Paris, n° 33 décembre 1963.

 

Détail intéressant, le modèle présenté dispose encore de son capuchon en caoutchouc ainsi que de son bouchon à vis.  Les deux sont reliés par une ficelle, ils doivent effectivement être tous les deux retirés pour l'utilisation.

Les boites de transport

Le cylindre en métal

Un modèle précoce:

Ce boitier est celui employé pour stocker et protéger le masque Gravereaux de 1935. Sa fabrication est particulièrement soignée et les stries verticales permettent de renforcer sa résistance à la déformation ou autres chocs. La banderole en coton de 3 cm de large est réglable en longueur à l'aide d'une boucle métallique. A noter la présence d'un anneau situé à mi hauteur permettant un port "horizontal" au niveau de la ceinture. Pour cela il suffit de réajuster la banderole pour la faire passer par cet anneau. A cet effet, une des extrémités se termine par un bourrelet facilitant la manœuvre de passage dans l'anneau. Le couvercle se ferme par une charnière garantissant une ouverture aisée de la boite quelque soit la position du boitier sur l'homme. Au "cul" du boitier, le marquage du fabricant de la boite et la date, ici 1935.

Boitier haut de gamme pour un marché alors encore naissant (1935) ou seuls les plus prévoyants investissent dans ce type de matériel.

A noter ici le bel exemple de personnalisation de boitiers, 2 masques identiques provenant de la même famille.

Le modèle le plus courant:

Voila le boitier de transport le plus couramment rencontré, c'est à dire celui produit lorsqu'il a fallut équiper massivement la population française en 1939. Produit de masse, sa conception est de ce fait très simple et aux coûts réduits.

Cylindre en tôle de 30,6 cm de haut et de 11,7 cm de diamètre, il est majoritairement peint dans la couleur gris/bleu propre au matériel de la défense passive. La sangle de 2,5 cm de large est faite dans une toile de coton souple et rugueuse et ne peut être réglée en longueur. Le couvercle du boitier s'emboite simplement sur le haut du cylindre, en coulissant sur la sangle. 

En règle générale la taille du masque de protection est indiquée sur le couvercle du boitier, néanmoins suivant le fabricant de la boite, les marquages peuvent se retrouver sur le coté. C'est en effet les fabricants des boites qui apposent les marquages sur les cylindres et non les fabricants de masques, qui eux se contentent de faire coïncider la taille du masque et les marquages du boitier.

 

Il existe 4 tailles de masque:

  • T.P.T.: Très Petite Taille
  • P.T.: Petite Taille
  • T.O.: Taille Ordinaire
  • G.T.: Grande Taille

Les boites de transport sont produites par des entreprises spécialisées dans la confection métallique.  La plupart du temps ces boitiers sont marqués "au cul" du nom du fabricant, du numéro de lot ainsi que l'année de production ou de commande. Certains boitiers ne possèdent cependant aucun marquage.

La musette en toile type armée

 

Absolument identique au modèle militaire seuls les éventuels marquages apposés sur la musette et ses variantes de conception permettent d'identifier un masque civil. 

 

Le sac de transport présenté ci-dessous est daté 1933. De confection particulièrement soignée, il présente 1 caractéristique qui semble le distinguer des modèles de l'armée. La plaque de fond en métal est d'un modèle beaucoup plus léger que celles régulièrement rencontrées dans les sacs de transport de l'armée. D'autre part, le marquage GT (grande taille) confirme l'idée que cette musette est destinée à un usage civil.

 

La musette en toile fait déjà l'objet d'un article plus détaillé qui se trouve ici.

Les variantes

Bien que la majorité de la population se contente du cylindre de métal pour le stockage et transport de son masque de protection, des alternatives sont très vites apparues sur la marché. C'est le cas ici avec cette sacoche réalisée dans la même toile que les musettes ANP militaires (ou civiles!). Le fabriquant ELF de Valenciennes a certainement aussi fourni des musettes ANP à l'armée.

Banderole réglable et fermeture du rabat par bouton, elle est prévue pour y loger un masque de protection sans son boitier métallique de protection (contrairement au modèle ci-après). 

Dans ces conditions il est plus délicat de protéger son masque des chocs de la vie quotidienne, mais on évite ainsi l'effet tintement de cloche du boitier contre sa boucle de ceinture ou le cadre de son vélo lors des déplacements... Histoire de goût après tout.

Nous l'avons très bien vu avec les masques en tissu contre le Covid en 2020, dès qu'un produit "de masse" fait son apparition sur le marché, des modes s'installent, on cherche à se démarquer de son voisin. En ce qui concerne les masques DP, difficile de peindre son masque ou d'y coller des paillettes sous peine d'altérer sa résistance au gaz. Par contre, on peut varier les plaisirs au niveau du container de transport!

C'est le cas ici avec ce sac à main destiné au stockage de la boite métallique et de son masque. Ainsi on peut, conformément aux règles de la défense passive, avoir son masque toujours à porté de main tout en étant à la pointe de la mode!

Le masque pour la reconstit'

Bon vous voulez pousser le détail jusqu'à porter le masque pour vos démonstrations publiques? OK mais alors ne fixez surtout pas la cartouche sur le masque!!! Le (presque) siècle de poussière que contient votre masque sera déjà suffisant pour réduire votre espérance de vie.

 

Le port du masque est, vous l'aurez compris, vivement déconseillé. En plus, vous allez irrémédiablement le bousiller, dommage quand même.

Pour les bricoleurs, il est possible de démonter un masque "cuit" en gardant ce qu'on peut des parties métalliques, des viseurs... et de remplacer la toile du masque par de la toile de tente de type 1951 française. C'est ce qui a été fait sur le masque ci-dessous.

Pour la cartouche, si vous optez pour la musette en toile et tuyau, elle est inutile. Dans le cas contraire il faudra absolument la vider, en prenant toutes les précautions par rapport à son contenu.

Et le tuyau... a éviter aussi, d'autant plus que c'est dommage d'en tuer un bon. En ce qui me concerne je me suis procuré un tuyau de masque russe. Il faut adapter les embouts mais ca dépanne bien, sans être parfait...

Gaston Ladalle

Sources: Manuel d'instruction technique sur la protection contre les gaz de combat (1940). Sites: Galicaguerre des gaz; gasmasklexikon et gasmaskandrespirator.

 

Consultez ici l'agenda des reconstitutions historiques.

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